Véronique est une opérette d’André Messager. Opérette implique donc légèreté et une fin heureuse, ce qui est le cas. Pas de questions fondamentales sur la vie, le devoir, la vengeance. Seul les jeux de l’amour sont traités ici, un peu de provocation, de tromperie de jalousie. On mélange l’ensemble et on se retrouve avec un homme qui doit épouser la femme dont il tombe amoureux. Rien de dramatique a priori si ce n’est q’uil ne sait pas que celle qu’il aime est l’inconnue qu’il doit épouser pour se sauver de la prison.
Si l’histoire de base est ultra-classique, l’interprétation des différents personnages est excellente. Notamment les rôles ’secondaires’ n’ont absolument pas été négligés. Ils éclatent et apparaissent de manière aussi vive que les rôles principaux grâce aux artistes qui leur donnent vie.
Cette fois ci, contrairement à Jeanne d’Arc, nous retrouvons des décors simples et épurés. Nous sommes donc revenu à une scénographie plus actuelle. Les photographies se basent donc plus sur des lignes verticales et cherchent les ombres projetées sur les immenses parois latérales.
Les photos ont été prises à l’Opéra de Rouen durant la générale.
Les représentations ont eu lieu du 23 décembre au 31 décembre 2008.
JR.
”
Dès le lever de rideau, je sens que je n’ai pas eu tort de faire le déplacement. La scénographie due à Denis Fruchaud (cloisons et plates-formes à roulettes déplacées selon le besoin, minimum de décor), complétée par la lumière due à Marc Delamézière, fait passer bien des choses et, comme tout le monde, je suis content d’entendre De-ci, de-là, cahin-caha/ Va chemine va trottine/ Le picotin te récompensera et Poussez, poussez, l’escarpolette (ils se sont mis à deux pour écrire le livret : Albert Vanloo et Georges Duval). A la fin, tout va bien. Le vicomte Florestan de Valaincourt qui avait le choix entre aller en prison à Clichy ou épouser Hélène de Solanges se marie avec Véronique qui n’est autre qu’Hélène de Solanges.Source :Blog de Michel Perdrial“
Messager
Véronique
Ingrid Perruche (Véronique),
Salomé Haller (Agathe),
Marie-Thérèse Keller (Estelle),
Nigel Smith (Florestan),
Vincent Pavesi (Coquenard),
Christophe Crapez (Séraphin),
Jean-Louis Poirier (Loustot),
Marie-Paule Bonnemason (Denise)
Pia Wigner (Tante Benoît)
Chœurs et Orchestre de l’Opéra de
Rouen Haute-Normandie sous la
direction de Nicolas Chalvin.
Mise en scène : Alain Garichot

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