J'y crois pas

Moi non plus je n’y croyais pas ! Du théâtre de boulevard à Rouen ! C’est rarissime. Je dois avouer que je n’y avais jamais vraiment pensé auparavant mais apparemment, le boulevard n’est pas en odeur de Sainteté dans les salles de nos jours. Ce qui m’amène à la pièce. Pour commencer : on a droit à un placard, et à un homme dedans. Les schémas classiques semblent présents mais dévient un peu par la suite puisque ce placard n’est pas dans une chambre à coucher avec un mari derrière la porte mais dans un couvent. Celui des repentantes qui accueille des femmes ayant connu une autre vie : prostituée, championne de karaté ou encore chanteuse. Quand un homme échappé de prison (mais innocent bien sur) se réfugie chez elles toutes leurs habitudes de religieuses s’en trouvent bouleversées, mais les plus anciens réflexes reviennent !

La pièce est drôle avec des des personnages bien campés. L’idée de voir chacune des sœurs se servir de leurs anciennes ’spécialités’ permet de pimenter le tout. De même, la mère supérieure et l’évêque jouent très bien les ‘gens’ d’églises prêts à tout lâcher pour vivre leur folle passion. Mettre en scène une comédie m’apparait très difficile, les erreurs de rythme ou de même de jeux ne pardonnent pas mais Mathilde Guyant a très bien réussi son coup. Après une brève présentation des lieux et des sœurs, le prisonnier apparait et ce n’est plus qu’une succession non-stop d’événements, de quiproquos et ‘d’avoines’ qui font passer très rapidement et avec plaisir les presque 2 heures de la pièce. J’espère les voir revenir bientôt.

Auteur : Noël Piercy, je le cite :


Cette pièce compte à ce jour près de 200 représentations en France, Belgique, Suisse, Canada,… Un joli succès pour une première pièce. De plus l’auteur est sympa et accessible.

Mise en scène et adaptation : Mathilde Guyant avec la participation du Grenier de la Motte.
Interprétation : Guillaume Jean, Marie Christine Belz, Elise Beaucousin, Carole Monserie,
Corinne Cagot, Samuel Chebi, Elise Quemin,
Costumes: Daniel Semente, Brigitte Thépault.

Les photos ont été prises à l’Echo du Robec durant la générale. Pour une analyse comparée avec une autre mise en scène, allez voir les joyeux duglob.

JR.


Prenez une Mère Supérieure dépassée par les événements. Une jeune novice ex star de la chanson, une ancienne championne de karaté, une ex prostituée. Ajoutez, un Evêque amoureux, un innocent jugé coupable, en cavale. Un coupable en liberté. Pimentez le tout d’une prostituée tentant de se faire passer pour nonne. Mettez ces personnages dans un endroit où ils ne devraient pas se retrouver : le Couvent des Repentantes, faites mijoter pendant deux heures. Servez chaud et votre public s’écriera : J’y crois pas !.

Source : www.theatrotheque.com

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